POETIQUE DU CHALLENGE

La bête est là où elle est attendue.      Attente commune dans le silence – départ – course – Duel dans un espace imprégné par la proximité des corps. Un passage d’un état normal et d’un autre état. Deuil dans un espace imprégné par l’odeur du sang. Un passage d’un état démentiel et d’un autre état. Il se penche sur elle. Elle se penche sur lui, malgré elle. Leurs regards se touchent. Leurs regards touchent l’ultime vérité . Il la soulève, ses yeux à elle ne cesse de le fixer. Elle est morte pour une page de poésie. Une balle a traversé ses mots. Une autre balle a traversé son cœur. Une autre encore a traversé ses pensées.

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BAL DES CLANDESTINS

Quatuor,  violon, trombone,  accordéon,  piano – comme une évidence – chamboulent l’essence.

– Comme une évidence – le bras – le journal – la moutarde monte au nez – çà fait mal ! L ‘évidence .

Pour l’amour d’une danse, pas assez de cavaliers, les femmes dansent ensemble, les hommes eux ne le font pas.

Dans un recoin du Yorkshire, Renée, Anaïs, Denise , Louisette dansent à l’envers à l’endroit. Louisette regarde les mains qui bougent, qui se posent, qui cherchent. Aucune ne lui va. Elle se souvient des mains de celui qui écrit, des mains de celui qui parle une autre langue. Une langue a angle droit.

Une évidence, une autre évidence, l’évidence même, un matin, le premier matin de l’année…