L’EMPIRE D’ HIROSHIMA

A Hiroshima, le jeu de dés prenait de l’ampleur.

Un boucher les lançait à s’en arracher la peau des mains. Il tournait et retournait les cubes bleus . Les dés une fois usés, souillés finissaient dans le caniveau du voisin, un autre boucher. Un double six ou un double un prenait une signification différente pour lui.

Double un, je passe à autre chose.

Double six, je torture.

A Hiroshima, il se passait au deçà des caniveaux, une vie ou rien n’était inventé, ou rien n’était joué, ou tout était vérité, profondeur et réalité.

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